mardi 15 août 2023

LE JARGON DES AFFAIRES: vocabulaire des sociétés anonymes(SA).

 

Appelée aussi société de capitaux, une société par actions, est “une entité juridique distincte et indépendante de ses actionnaires”. Aux yeux de la loi, une société par actions est une personne morale qui jouit de tous les droits et assume les responsabilités d'une personne réelle, à l'exception des droits que seule une personne physique peut exercer. Une société par actions peut, par exemple, posséder des biens en son propre nom et en assumer les dettes.

 Les personnes qui désirent former une société par actions doivent remplir certaines formalités en vue d'obtenir de l'État des statuts constitutifs. Une société par actions est administrée par un conseil d'administration dont les membres sont élus par les actionnaires et par un comité de direction constitué de personnes qui consacrent tout leur temps aux affaires de la société.

À titre individuel, l'étendue de la propriété d'un actionnaire se résume au nombre d'actions du capital social qu'il détient. Les actionnaires peuvent en tout temps céder une partie ou la totalité de leurs actions à un autre investisseur. Ainsi, la propriété d'une société par actions est facilement transférable.

Un avantage majeur de la société de capitaux réside dans le fait que les actionnaires ne sont pas personnellement responsables des dettes de la société. Si une société de capitaux devient insolvable, les créanciers n'ont des droits que sur l'actif de la société. Un actionnaire ne pourra donc pas perdre plus que le montant qu'il a investi dans la société

Le transfert des actions et la responsabilité limitée des actionnaires font de la société de capitaux un véhicule idéal pour l'obtention de capitaux considérables de la part de multiples actionnaires. De fait, quelques sociétés de capitaux ont plus de trois millions d'actionnaires. La plupart des grandes entreprises et bon nombre d'entreprises de petite taille sont constituées en sociétés par actions.

Voici onze (11) des concepts clés du jargon des sociétés anonymes: 

1) ACTION

Titre négociable émis par une société par actions et représentant une fraction du capital social. En d’autres mots, une action est un titre cessible et négociable, nominatif ou au porteur, représentant une participation au capital social d'une société par actions, titre auquel sont attachés divers droits définis dans la loi ou les statuts de la société. Ce titre est émis par une société de capitaux cotée ou non et représentatif de la valeur unitaire du capital social de celle-ci, donnant à son titulaire la qualité d’actionnaire. 

A cette action sont attachés des droits d’information et le droit de vote en Assemblée Générale, ainsi que des droits à caractère financier (droit au dividende, droit préférentiel de souscription, boni de liquidation).

2) ACTION À DIVIDENDE PDV

Action à Dividende Prioritaire sans droit de vote. C'est une action dont le titulaire ne dispose pas du droit de vote aux Assemblées générales, mais qui, en contrepartie, donne droit au paiement par priorité aux autres actions d’un premier dividende.

3) ACTIONNAIRE

Personne physique ou personne morale détenant une ou plusieurs actions, c’est à dire toute personne possédant une part de propriété dans la société Anonyme. 

4) ADMINISTRATEUR

L’administrateur de société est en charge de la gestion des affaires d’une société au sein de laquelle il a été nommé. La fonction d’administrateur est très généralement collégiale. Les administrateurs sont réunis au sein d’un conseil d’administration. Dans une Société Anonyme, le conseil d’administration peut être composé de 3 à 18 administrateurs.

L’administrateur est nommé au moment de la création de la Société par l’ensemble des actionnaires fondateurs. Il peut être choisi parmi les actionnaires ou être étranger à la société. Il peut ensuite démissionner ou être révoqué au cours de ses fonctions. En tout état de cause, son mandat ne peut excéder 6 ans. À l’issue de ce délai, l’administrateur peut être réélu.

Sa mission est large. Il assure le management de la société, contrôle l’organe de direction de l’entreprise, analyse les risques encourus par la société et propose des solutions.

L’administrateur peut être rémunéré pour l’exercice de ses fonctions.

5) DIRECTOIRE

Organe collégial de direction dans le cadre des sociétés anonymes dites à Directoire et Conseil de surveillance.

Le Directoire exerce ses fonctions sous le contrôle d’un Conseil de surveillance. Le nombre de ses membres ne peut pas être supérieur à cinq, toutefois, il est porté à sept lorsque les actions de la société sont admises aux négociations sur un marché réglementé.

6) DIVIDENDE

Revenu tiré d’un placement en titres de capital. Le dividende est généralement versé chaque année et varie en fonction des bénéfices réalisés par l’entreprise. Il peut également faire l’objet d’un premier acompte en cours d’exercice avant le versement du solde définitif.

7) DROIT DE VOTE

Droit fondamental de l’actionnaire qui lui permet de participer de manière effective aux décisions collectives qui concernent l’émetteur.

Le droit de vote des actionnaires peut être aménagé. Ainsi, la loi permet de conférer un droit de vote double aux actions inscrites au nominatif depuis plus de deux ans.

Les statuts de l’émetteur peuvent également contenir une clause de plafonnement des droits de vote qui limite le nombre de vote des actionnaires en Assemblée générale.

8) DROIT PRÉFÉRENTIEL DE SOUSCRIPTION

Droit dont bénéficient les actionnaires d’une société, cotée ou non, dans le cadre d’une augmentation de capital en numéraire et qui leur permet de souscrire aux actions nouvelles à titre préférentiel par rapport aux autres investisseurs.

Ce droit est détachable de l’action et peut être négocié en bourse lorsque l’émetteur est coté.

Lorsqu’une augmentation de capital est réalisée avec maintien du droit préférentiel de souscription, les actionnaires ont la possibilité d’exercer leur droit, d’y renoncer individuellement avec ou sans indication de bénéficiaire ou de le céder. 

Le délai qui leur est accordé pour exercer leur droit ne peut pas être inférieur à 5 jours de bourse (à dater de l’ouverture de la souscription).

L’Assemblée générale peut décider de le supprimer afin de réserver l’augmentation de capital à un ou plusieurs investisseurs ou de proposer directement la souscription des titres au public.

9) OBLIGATION CONVERTIBLE

Une obligation est un titre de créance émis par une société. Le souscripteur d’une obligation paye ce titre ; en contrepartie, il bénéficie d’un intérêt annuel appelé “coupon”. Au terme du contrat, la société émettrice de l’obligation rembourse ce titre de créance au souscripteur. Une obligation est dite convertible lorsque le titre de créance est assorti de la possibilité, pour le souscripteur, d’échanger l’obligation en actions de la société émettrice selon un ratio de conversion fixé au préalable et pendant une durée déterminée. 

Il existe différents types d’obligations convertibles : 

  • L’obligation convertible vanille permet de convertir l’obligation en actions de la société émettrice, les parties ayant préalablement fixé un ratio de conversion qui définit le nombre d’actions auquel donne droit l’obligation. 
  • L’obligation échangeable offre la possibilité d’échanger une obligation en actions différentes de celles de la société émettrice de l’obligation. 

  • L’OCEANE permet d’échanger une obligation en actions dans le cadre d’une augmentation de capital ou d’une recapitalisation. 

L’obligation convertible présente l’avantage, pour la société émettrice, d’obtenir des fonds à des conditions moins contraignantes que celles qui régissent les obligations simples. En effet, la société émettrice n’est pas contrainte d’obtenir une notation par une agence de notation, par exemple. Par ailleurs, le recours à l’obligation convertible est moins coûteux. Les intérêts payés annuellement au souscripteur sont plus faibles que ceux payés au porteur d’une obligation simple, ceci étant dû au fait que l’obligation convertible est émise à un prix inférieur à celui d’une obligation simple. Cette différence de prix correspond à la valeur implicite qui est attribuée au droit de conversion.


10) STATUTS


Les statuts définissent un ensemble de textes qui constitue la base d’une société ou d’une association. Ce sont ces statuts qui fixent les règles de fonctionnement de la société ou de l’association, en renseignant notamment les individus membres de leurs droits et de leurs obligations. Dans le monde économique, les statuts définissent plus spécifiquement la qualification juridique d’une entreprise. 

On distingue alors plusieurs statuts : l’entreprise individuelle, la société civile, l’EURL (Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée), la SARL (Société à responsabilité limitée), la SAS (Société par actions simplifiée) ou encore la SA (Société anonyme). Différents critères entrent en jeu pour accorder le bon statut à une entreprise. C’est le cas en particulier du nombre d’associés et du capital minimum. Dans des pays comme la France, 85 % des entreprises possèdent le statut d’entreprises individuelles.


11) STOCK-OPTION

Les stock-options sont les actions d’une entreprise qui souhaite mettre à disposition de ses salariés et de ses dirigeants un certain nombre d’actions dans des conditions avantageuses. Ces actions sont parfois données pour favoriser la motivation des salariés ou vendues à un prix très compétitif, bien en dessous du prix du marché. Le propriétaire de stock-options sera imposé sur la différence entre le cours réel et le prix auquel il a acheté les stock-options mais également sur les bénéfices qu’il dégagera lors de la vente de ses stock-options.


Sources: McMahon, D. (1994), Comptabilité de base 1 et Dictionnaire économique (Application), disponible sur androïd Google play store 


"Entreprendre pour l'avenir"

dimanche 15 janvier 2023

Les difficultés: des murs en carton

Parfois tout semble aller mal…

Mais, c'est la combinaison de bons et de mauvais moments qui donne le vrai sens à la vie. On souhaite toujours que les bons moments soient de loin plus nombreux que les mauvais. Mais existe-t-il vraiment de « mauvais moment» dans la vie? En d’autres termes, qu’appelle-t-on "mauvais moment" ou  "mauvaise situation"? Est-ce quand nous n'avons pas d'argent pour fonctionner ? 

  • Est-ce quand nous ne pouvons pas payer le loyer de notre maison, la scolarité de nos enfants, ou une dette quelconque? 
  • Est-ce quand il y a des problèmes dans notre relation sentimentale? 
  • Est-ce quand on perd brusquement son travail ? ... 
Sans doute, cette liste serait  extrêmement  longue si chacun avait l'opportunité d'ajouter toutes les situations difficiles de sa vie.

Mais que faire quand une situation difficile se présente ? 

D'après moi vous avez deux choix: 

  1. Vous pouvez vous laisser abattre par cette situation en restant triste ou en colère. Dans ce cas là, vous allez dire que vous êtes impuissants et aucun changement n'est possible. Vous allez penser à tout ce qu'il y a de mauvais dans la vie. Vous allez dire que vous n'avez pas de chance. Vous allez même penser que Dieu vous oublie ou qu'il ignore vos prières; 
  2. ou vous pouvez vous efforcer d’avoir un regard positif. Ainsi, vous prenez conscience que « c'est vous qui devez gérer les problèmes, mais pas le contraire ». Vous allez vous demander quelle leçon je peux tirer de cette difficulté? « Rappelez vous que tout ce qui ne vous tue pas, doit vous rendre plus fort ». 

Votre vie n'appartient qu'à vous. Tout est dans l'attitude c'est-à-dire dans la façon que vous réagissez face à ce qui vous arrive. 

        - Il est important  de contrôler les moments de plaisirs, car parfois ils peuvent être des gâteaux  empoisonnés. 

        - Il est aussi important de ne pas se laisser abattre  par les mauvais  moments  dans la vie, car parfois  ils peuvent être des escaliers qui nous conduiront vers le succès. 

Ayez confiance en Dieu, ayez confiance en vous, coyez en vos objectifs, et rien ne vous sera impossible.

lundi 2 janvier 2023

L’INFORMATION COMPTABLE: notions de base

      I. 

         

            Le « Système d’information comptable (SIC) »

Étant un concept passe-partout, le mot « système » est généralement utilisé pour désigner « un ensemble d’éléments en relation de dépendance réciproque établi en vue d’accomplir une mission quelconque ». Le Système d’Information comptable désigne « un ensemble de règles, de procédures, de méthodes et de techniques qui sont destinées à organiser, gérer et contrôler le processus de collecte et de traitement des données financières et ainsi que la communication de l’information financière nécessaire à la prise de décision concernant une entité économique ».

Au regard de l’importance des décisions financières dans une institution, le SIC joue un rôle prépondérant dans le système global du management des entreprises.  Grâce à l’information fournie, il contribue non seulement à la satisfaction des besoins en informations des utilisateurs, mais aussi à la mise en place d’instruments de gestion, nécessaires au pilotage et au management stratégique d’une institution. Les principaux facteurs influençant le système d’information comptable (SIC) d’une entreprise sont :

a)     La dimension ou taille ;

b)    La forme économique ;

c)     La forme juridique ;

d)  Et Les exigences légales et professionnelles en matière de présentation de l’information comptable

    II.          L’offre et la demande d’information comptable

Sachant que l’information en général constitue une ressource d’importance capitale pour l’entreprise dans le sens qu’elle a une influence considérable sur les décisions, on peut considérer l’information comptable comme un produit qui obéit à la loi de l’offre et la demande comme n’importe quel autre produit sur le marché.  Ainsi, il existe une forte demande pour l’information fournie par les services de comptabilité des entreprises.  Pour mieux comprendre cette situation, il est nécessaire de faire une séparation entre ceux qui possèdent l'entreprise (demandeurs) et ceux qui la contrôlent (offreurs).  Généralement, la communication de l’information comptable suscite deux enjeux spécifiques liés à des nuances de compréhension entre les investisseurs et les gestionnaires de l’entreprise  :

1.     L’Aléa moral (risque) : les investisseurs et les dirigeants peuvent avoir des divergences d'opinion sur la meilleure façon d'utiliser les ressources d'une entreprise. Cet enjeu est élucidé grâce aux rapports financiers qui aident à comprendre façon dont les gestionnaires utilisent ces ressources.

2.     Asymétrie d'information : l'idée que les dirigeants de l'entreprise ont plus d'informations sur les performances de l'entreprise que les investisseurs, qui sont en grande partie des parties passives externes. Les rapports financiers aident à atténuer cette différence d'informations en fournissant des informations sur ce qui se passe au sein de l'entreprise.

L'offre de l’information comptable provient des managers qui cherchent à diminuer le cout de capital dans leur quête d’obtention de capitaux pour gérer leur entreprise et développer leurs activités. Quand les rapports financiers d’une entreprise témoignent une solidité dans sa situation financière et une performance élevée au cours des récents exercices, cela aidera les dirigeants à obtenir un coût du capital inférieur pour leur entreprise.

Rappelons que l’expression « Coût du capital » désigne le montant qu'une entreprise doit payer pour obtenir des capitaux supplémentaires nécessaires à son financement. Par exemple, au regard des dettes, un meilleur coût du capital serait un taux d'intérêt plus bas, pour les capitaux propres, les investisseurs peuvent exiger un rendement inférieur sur leur investissement pour acheter une action si l'entreprise a un coût du capital inférieur. Quand les investisseurs ne disposent pas d'informations, soit ils exigeront un meilleur retour sur leur investissement, soit ils n'investiront pas du tout.

Ainsi, on peut dire que le but de l'information financière est d'aider à réduire ce coût du capital et à rendre les marchés financiers plus liquides.

  III.          Les conflits d'intérêts liés à la communication de l'information comptable

En ce qui concerne la communication de l’information comptable, il est possible de distinguer trois (3) groupes d’acteurs entre lesquels des besoins en information qui ne sont pas toujours définis créent des relations d’une certaine complexité pouvant déboucher à des « conflits d’intérêts » ; en dépit du fait que la manière conventionnelle de préparer les états financiers devraient concilier les attentes de tous les concernés. Ce sont :  « la Firme », c’est-à-dire l’entreprise considérée du point vu comptable comme une personne distincte de ses propriétaires, dans le sens que les opérations de l’entreprise doivent être traitées de manière distincte de celles de ses propriétaires et de toutes les autres entités économiques, quelle que soit sa forme juridique ou économique ; « le comptable », c’est-à-dire l’unité administrative ayant la responsabilité de préparer l’information comptable au sein d’une institution donnée ; et « le Lecteur », c’est-à-dire les différents utilisateurs ou usagers de l’informations comptables qui auront à prendre des décisions sur la base des informations comptables de l’entreprise.

Selon R. M. CYERT,. et Y. IJIRI, (1974), les trois acteurs trouvent un terrain d’entente seulement quand la firme accepte de publier des informations que les comptables sont à même de mesurer et de vérifier, et qui sont perçues comme utiles par les lecteurs, c’est-à-dire l'ensemble des informations sont jugées satisfaisantes, pertinentes et mesurables par les trois groupes (ZONE I). Cependant des situations conflictuelles surgissent lorsque :  

  •  la firme est prête à divulguer les informations, que les lecteurs jugent pertinentes et utiles, mais que la profession comptable n'est pas à même de mesurer et/ou vérifier étant donné l'absence de techniques adéquates et fiables.( ZONE II)
  •  la firme est prête à divulguer des informations qui sont mesurables et vérifiables par les comptables, mais qui, finalement, ne sont pas jugées tellement pertinentes pour la prise de décisions par les lecteurs (la petite caisse par exemple).  (ZONE III)
  • des informations sont jugées utiles par les lecteurs, et mesurables et vérifiables par les techniques comptables, mais que la firme n'est pas disposée à divulguer (la comptabilisation des baux à long terme et des régimes de retraite) (ZONE IV)
  • La firme est prête à divulguer des informations qui ne sont pas vraiment pertinentes pour les utilisateurs et/ou que la comptabilité n’est pas a même de préparer (ZONE V)
  • la profession comptable est prête à mesurer des informations, mais qui ne présentent aucun intérêt pour la firme et les lecteurs (ZONE VI).
  • Les utilisateurs exigent des informations que les techniques comptables ne permettent pas de préparer et/ou que la firme n’est pas prête à divulguer (comptabilité à la valeur actuelle). (ZONE VII)

 

 

  IV.          Le processus d’Enregistrement et de classification des données comptables

Avant de disposer de l’information comptable à communiquer aux utilisateurs, le service de comptabilité suit un processus bien établi en utilisant des documents comptables dont le format est quasiment identique pour collecter les données et les traiter convenablement.   Par exemple, la comptabilité exige l’utilisation de journaux dont la fonction exclusive est l’enregistrement méthodiques des informations financières. Cependant, rappelons qu’une « pièce justificative » est indispensable pour enregistrer une donnée comptable dans les journaux dédiés à cet effet. En vue de prévenir la perte de documents, il est exigé que l’enregistrement des transactions doit se faire le plus tôt que possible.

Pour être facilement compréhensible par l’intelligence humaine, les innombrables informations enregistrées doivent être classées et l’outil de classification des informations comptable est appelé « Compte ». Chaque entreprise dispose d’un « plan comptable » également appelé « charte des comptes » qui définit le nombre, la codification et l’appellation des comptes utiliser dans cette entreprise. Ensuite, après l’enregistrement dans les journaux, les données financières seront synthétisées dans les comptes qui sont regroupés dans le grand livre

La présentation de l’information comptable se fait à l’aide de tableaux résumés appelés « Etats financiers », dont les quatre (4) principaux sont :

  1. L’etat des resultats (income statement) qui résume la performance économique d’une entreprise au cours d’une période donnée ;
  2. L’etat de l’avoir (owner’s equity) qui aide à comprendre les modifications survenues dans la propriété d’une entreprise au cours d’une période donnée ;
  3. Le Bilan (balance sheet) qui présente la situation financière d’une entité économique à une date précise, en présentant ses ressources et ses obligations.
  4.  l’état de l’évolution de la situation financière (statement of cash flows) qui aide à comprendre comment l’entreprise obtient ses capitaux et comment elle les a utilisés d’une période à l’autre. 
Compilés avec les "notes explicatives", ces quatre etats financiers forment ce qu'on appelle "le Rapport annuel" d'une entreprise. 

     V.          L’information comptable et les décisions financières de l’entreprise

Comme mentionné dans article précèdent, l’information comptable est d’importance capitale dans la prise de bonne décisions financières, nécessaire à assurer le bon fonctionnement, la croissance et la pérennité de l’entreprise. Rappelons que généralement une entreprise prend trois (3) grandes catégories de décisions financières :

  1. Décisions liées à l’investissement, consistant à allouer de façon efficace des ressources rares dans des investissements risqués (court, moyen et long terme) afin de maximiser la valeur de l’entreprise pour enrichir les actionnaires. S’appuyant sur de l’information comptable, le gestionnaire financier effectuera des calculs nécessaires à l’analyse de la rentabilité de chaque projet d’investissement avant de faire un choix, et conséquemment investir.
  2. Décisions liées au financement les activités de l’entreprise visant à procurer des fonds a l’entreprise au meilleur coût possible, c’est-à-dire le moins onéreux en vue de maximiser la valeur de l’entreprise ou le prix de son action sur le marché. Ainsi, il faudra une analyse des états financiers de l’entreprise notamment le bilan pour connaitre la structure financière de l’entreprise en vue de savoir s’il faut utiliser les fonds propres, emprunter ou solliciter des capitaux de nouveaux actionnaires ou associés.
  3. Décisions liées au partage de bénéfices, étant une conséquence des décisions d’investissement et de financement, consistant à savoir à quel moment il faut distribuer des bénéfices et en quelle quantité.  Les bénéfices repartis ou distribués (dividendes) deviennent des ressources abandonnées ou perdues en tant que financement de l’entreprise. La prise d’une telle décision découlera d’une analyse préalable de la situation financière de l’entreprise et surtout de sa performance au cours du ou des précédent(s) exercice(s) comptable(s).

  VI.           Quatre Qualités essentielles de l’information comptable

Considérant l’importance de l’information comptable et son impact éventuel sur le succès ou la faillite d’une institution, il devient indispensable que cette information respecte certains critères qui détermineront sa qualité. Avant tout, le service de comptabilité doit s’assurer de produire, au cout le plus faible possible, les informations financières les plus utiles aux décideurs. Au-delà des principes comptables généralement reconnus (postulats, principes et contraintes comptables) qui guide la préparation et la communication de l’information comptable, on peut en identifier quatre (4) qualités essentielles : la fiabilité, la pertinence, la compréhensibilité et la comparabilité.

a)    La fiabilité de l’information comptable signifie qu’elle doit être exempte d’erreurs et de partis pris et que l’on peut s’y fier. Ainsi, elle doit être vérifiable à partir de pièces justificatives, et factuelle en reflétant une image fidèle du contenu économique des opérations de l’institution.

b)    La pertinence de l’information comptable désigne le fait que c’est obligatoirement une information qui est susceptible d’influer sur les décisions des utilisateurs en les aidant à prédire des résultats futurs (prédiction) ; à confirmer ou corriger les prédictions antérieures (rétrospection). Donc, l’information comptable pertinente doit-être disponible au bon ment (opportune), c’est-à-dire il faut que le décideur puisse avoir accès à l’information à un moment où elle est encore susceptible d’influer sur ses décisions.

c)    La compréhensibilité de l’information comptable renvoie l’exigence selon laquelle l’utilisateur moyen doit être en mesure de comprendre sans grande difficulté l’information fournie par le service de comptabilité d’une entité économique.  On peut considérer comme “utilisateur moyen ou utilisateur averti”, toute personne disposant d’une bonne connaissance des activités commerciales et économiques de l’entité économique en question ainsi qu’une connaissance de base en comptabilité.

d)    La comparabilité de l’information comptable signifie qu’on doit être en mesure de comparer les informations de différentes entreprises utilisant les mêmes principes comptables. On doit aussi pouvoir comparer les informations comptables de plusieurs exercices comptables, car l’entreprise utilise les mêmes principes et méthodes comptables d’un exercice à l’autre (permanence des méthodes).

VII.          Utilisateurs de l’information comptable

Il est important de se rappeler que trois (3) groupes d’acteurs sont concernés par l’information comptable. Il s’agit premièrement des « Préparateurs », c’est-à-dire les gestionnaires et comptables (teneurs de livres, commis-comptable et expert-comptable) de l’entreprise, qui ‘assurent de la collecte des données financières et de la préparation des états financiers en vue de faciliter la prise de décisions des utilisateurs. Ensuite, on peut considère les « Vérificateurs » qui assistent les utilisateurs de l’information comptable en émettant une opinion professionnelle sur la fidélité et la pertinence de l‘information comptable fournie par les préparateurs avec pour objectif de renforcer sa crédibilité.  Et finalement, on trouve les « Utilisateurs » qui s’appuient sur les informations comptables pour la prise des décisions concernant l’entreprise.

On considère comme « utilisateurs de l’information comptable » toute personne physique ou morale qui aura à prendre des décisions concernant une institution en se basant sur les informations fournies par le service de la comptabilité. Ils sont divisés en deux grandes catégories :

Utilisateurs internes

Les gestionnaires

Analyser l’efficacité de leurs décisions et améliorer la gestion de l’entreprise

Les employés

S’assurer de la capacité de l’entreprise à garantir le paiement de leurs salaires et analyser la possibilité d’exiger de meilleur traitement.

Les actionnaires

Analyser l’efficacité des décisions des gestionnaires au regard de leur objectif d’enrichissement.

 

Utilisateurs externes

Les Créanciers ( banques, fournisseurs, …)

Analyser la solvabilité de l’entreprise pour savoir s’il faut ou non conclure des transactions à crédit avec elle.

Investisseurs potentiels

Analyser la capacité de l’entreprise à garantir le rendement de leurs investissements éventuels.

Les concurrents

Comparer leurs situations, s’inspirer pour mieux se positionner sur le marché.

Agences gouvernementales (le fisc et autres),

Savoir si l’entreprise a respecté ses obligations envers l’État, notamment en ce qui concerne la sincerité des déclarations fiscales.

Groupes de pression (écologie, droits de la personne, etc.)

Exiger une meilleure contribution de l’entreprise à la protection de l’environnement, des droits de l’homme, ect.

Clients

S’enquérir sur l’évolution de la situation financière de leur fournisseur et de sa capacité continuer à les desservir.

Partis politiques

Mieux définir l’aspect économique de leur programme politique

 

  1. Bibliographie : 
  • A. RIAHI-BELKAOUI (N/D),  Elements de theorie comptable, University of Illinois at Chicago
  • H., Stolowy, Y., Ding, G., Langlois (2017), Comptabilité et analyse financière : Une perspective globale, Paris(France).
  • J., Douville, J., Fortin et M., Guindon (1981 et 1989),  Comptabilité financière (volumes I et II), Montréal (Québec)
  •  J-G., DEGOS, A., ABOU FAYAD (2003), Premiers pas en comptabilité financière, Onnaing (France).
  •  K. Larson et Al,  (2007) Initiation à la comptabilité générale, vol.1 : 8e édition, Cheneliere
  • K., CERRADA et al (2014), Comptabilité et analyse des états financiers, Bruxelles (Belgique).
  • L. Thibault-Le Gallo (2009), Comptabilité pour les Nuls, Paris (France)
  • R. M. CYERT,. et Y. IJIRI, (1974),  ,Problems of Implementing the Trueblood Objectives Report, dans Studies on Financial Objectives , supplement au volume 12 du Journal of Accounting Research

LE JARGON DES AFFAIRES: vocabulaire des sociétés anonymes(SA).

  Appelée aussi société de capitaux, une société par actions, est “une entité juridique distincte et indépendante de ses actionnaires”. Aux ...