mardi 24 octobre 2017

LE LEADERSHIP: L'essentiel à retenir.


 

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I- INTRODUCTION

Les questions de pouvoir ont toujours été au cœur des grandes transformations et des grands événements qui ont marqués l'histoire de ce monde depuis l'antiquité jusqu'à la société dans laquelle nous vivons actuellement. Mais dans chaque grande action,  chaque grand événement,  il faut au moins un homme possédant certaines capacités et aptitudes que la grande majorité n'est pas en mesure de développer, c'est a dire un élément de démarcation d'un groupe pour le guider, l'orienter.  C'est ainsi que pour sortir le peuple Israël de l’Égypte, il avait fallu un Moïse. Aussi, sans citer les grands meneurs d'hommes d'aujourd'hui,  on sait tous que le monde a connu  des figures emblématiques comme Napoléon Bonaparte, Georges Washington, Adolphe Hitler, Nicolas Machiavel, Jean-Jacques Dessalines, Che Guevara, Fidel Castro, Hugo chavez, Nelson mandela,  ... qui, d'une façon ou d'une autre ont su se tailler une place dans la grande histoire du monde, en orientant la destinée de leur nation dans des circonstances particulières.  

La notion de leadership a été, pendant longtemps, et encore aujourd’hui dans une multitude d’entreprises, synonyme exclusif de commande et contrôle. Dans ce cadre, le leader exerce les Fonctions de commandement hiérarchique, généralement de manière unilatérale, en donnant des ordres à des exécutants, qui sont ensuite encadrés et contrôlés dans la réalisation de leurs tâches. La seule relation d’influence entre leader et suiveurs, dans le contexte de commande et contrôle, est basée sur l’autorité du leader d’une part et l’obéissance des suiveurs d’autre part. Alors, il est nécessaire de cherche à comprendre ce concept qui constitue, on peut le dire sans hésiter, le catalyseur des activités quotidiennes qui président à la destinée du monde.


II- DÉFINITION DU CONCEPT DE LEADERSHIP

Le leadership, terme emprunté à l'anglais, définit la capacité d'un individu à mener ou conduire d'autres individus ou organisations dans le but d'atteindre certains objectifs. Au sein d’un groupe ou d’une collectivité, le leadership d’un individu , étymologiquement chefferie, est la relation de confiance qui s’établit entre cet individu et la majorité des membres de ce groupe dans la poursuite d’un objectif partagé.
Cette relation de confiance peut être temporaire (et parfois éphémère) et  synallagmatique (le leader doit autant avoir confiance dans le groupe que la majorité du groupe a confiance en lui).

Si le leadership dans le passé était associé intimement à la personnalité du leader et particulièrement à son charisme, beaucoup d'études récentes suggèrent une capacité apprise, fruit de l'expérience et liée à des contextes spécifiques.

Bref, le leadership c'est l’art d’amener des personnes a accomplir une tache volontairement. On dira alors qu'un leader est quelqu'un qui est capable de guider, d'influencer et d'inspirer.

III- NATURE DU LEADERSHIP 

Porté sur des humains, le leadership ne peut pas être étudié comme une science exacte, car son environnement est très dynamique. Parfois le leadership est considéré comme  un véritable complément à la gestion stricto sensu, en ce sens qu'un gestionnaire peut ne pas démontrer toutes les qualités d’un leader, et un leader peu ne pas avoir toutes les compétences d'un gestionnaire. Mais la distinction entre  gestionnaires  et  leaders se fonde sur deux principaux éléments:
- l'influence sur les autres et la capacité de les convaincre d’accomplir les taches requises; 
- la manifestation de l’acceptation de l’influence du leader par les subalternes via une réaction positive.

 IV- TYPOLOGIE DE POUVOIRS DU LEADER

La notion de leadership a été, pendant longtemps, et encore aujourd’hui dans une multitude d’entreprises, synonyme exclusif de commande et contrôle. Dans ce cadre, le leader exerce les fonctions de commandement hiérarchique, généralement de manière unilatérale, en donnant des ordres à des exécutants, qui sont ensuite encadrés et contrôlés dans la réalisation de leurs tâches. La seule relation d’influence entre leader et suiveurs, dans le contexte de commande et contrôle, est basée sur l’autorité du leader d’une part et l’obéissance des suiveurs d’autre part
Aujourd’hui, les recherches abondantes sur le sujet mettent en évidence une variété de capacités éventuelles du leader à influencer le comportement des autres et les différentes sources possibles d’influence :
  1. "LE POUVOIR DE LÉGITIMITÉ" qui vient avec la position hiérarchique dans la structure managériale et qui est donné par une autorité supérieure, généralement accompagné par les conditions et les attributs d’autorité;
  2. "LE POUVOIR DE COERCITION" qui est la capacité de punir les autres quand ils ne s’engagent pas dans les comportements souhaités, tel la critique, la suspension, la lettre d’avertissement, la mauvaise notation, la pression psychologique (harcèlement professionnel et familial), le congédiement;
  3. "LE POUVOIR DE RÉCOMPENSE" qui constitue la capacité de contrôler et de procurer des récompenses valorisantes aux yeux des autres, matérielles ou pas, tel une promotion, une augmentation, un bonus, un projet intéressant, une recommandation, un meilleur bureau, un véhicule ou un logement de fonction, démissions à l’étranger ou un programme de formation, des félicitations, des congés ;
  4. "LE POUVOIR D'EXPERT" basé sur le fait de posséder une expertise qui est valorisée parles autres, que ce soit un savoir-faire technique, des connaissances ou une expérience;
  5. "LE POUVOIR D'INFORMATION" qui provient de l’accès à des informations importantes pour l’organisation et son avenir, et le contrôle sur sa dissémination ou pas;
  6. "LE POUVOIR DE RÉFÉRENCE " qui vient du fait d’être apprécié personnellement, d’avoir un esprit d’équipe, de créer une bonne atmosphère, et qui pousse les gens à vouloir suivre votre direction et à vous être loyal.
Ainsi, il existe clairement dans la plupart des entreprises, particulièrement celles avancées, d’autres manières d’influencer les autres que la version « commande et contrôle », celles basées sur des valeurs personnelles intrinsèques.De plus, les valeurs personnelles et un pouvoir de légitimité réunis sont plus à même de contribuer à obtenir un engagement fort et volontaire des suiveurs qu’un pouvoir de légitimité couplé à un pouvoir de coercition uniquement.

Il est important de noter qu'en combinant ces différents types de pouvoir (enjouant donc sur plusieurs cordes) et en les modulant selon les conditions, il est possible d’augmenter les facteurs persuasifs auprès des suiveurs. Il est néanmoins courant, jusqu’à aujourd’hui à notre avis, d’observer dans les entreprises sous-développées que le leader (souvent utilisé de manière interchangeable avec le chef ou le patron), ne tire la plus grande partie de sa légitimité qu’à travers son autorité coercitive, elle-même octroyée par une plus haute autorité (qui peut être d’origine financière, familiale ou spirituelle). Elle est souvent basée sur la croyance que c’est la seule légitimité que les gens reconnaissent réellement en tant que telle et sont prêts à suivre. Les qualités personnelles feront qu’il y aura éventuellement plus d’enthousiasme et d’adhésion de la part des suiveurs.

V- COMPÉTENCES OU QUALITÉS DU LEADER

Parmi les compétences (ou qualités) que l'on retrouve chez les leaders, on peut citer :
  1. La VISION:  la vision est une imagerie mentale d'un futur à moyen et à long terme. Pour des réflexions sur le futur a cours terme, on parle d'intuition ou de lecture d'opportunités. La capacité à développer une vision est la pierre angulaire du leadership. C’est un savoir-faire que possèdent peu de managers. Elle aide à percevoir des choses que les autres ne voient pas. Avec une vison il est possible motiver les autres pour tendre vers un but porteur de sens.
  2. la STRATÉGIE: Une des premières missions du leader est de montrer le chemin, de fixer le cap ... comme le ferait un pilote d’avion ou un général d’infanterie. Le mot « stratégie » est couramment utilisé, mais souvent de façon inappropriée. D’origine militaire, la notion de « stratégie » désigne la marche à suivre pour atteindre une position visée à partir d’une position de départ. Ceci dit la stratégie dépend de la vision du leader. Il doit être à la fois un stratégiste et un stratège.
  3. la PERSUASION: En plus de sa capacité de convaincre a travers des arguments solides, le leader doit être persuasif, c'est a dire il doit pouvoir amener ses suiveurs à s’adhérer a sa vison  en faisant appel à leurs sentiments, en les sensibilisant.
  4. la COMMUNICATION: Le leader doit incontestablement être un bon communicateur pour vendre sa vison et ses stratégies.
  5. la CONFIANCE: Il doit inspirer confiance à ses collaborateurs.
  6. l’ÉTHIQUE: Son comportement doit être en harmonie avec les règles d’éthique.

 VI- STYLES DE LEADERSHIP

Selon un extrait de l'article  publié sur le site www.dynamique-mag.com en 2020 intitulé "quel leader êtes-vous",  Daniel Goleman, identifie,  dans le Harvard Business Review, les différents styles de leadership à adopter ou combiner selon les évènements, selon les circonstances comme suit:
  • Le leader directif
C’est un style de leadership autoritaire et qui laisse peu de place aux initiatives personnelles des autres. Les tâches sont imposées sans que soit réellement explicitée la vision qui les motive. C’est la figure traditionnelle et un peu dépassée du manager qui est dans l’organisation, la structuration, plutôt que dans la motivation. Les décisions sont prises par le leader tout seul. Son slogan est « je décide ». Attention, ce style de leadership est à manier avec précaution. Ses effets peuvent être très négatifs sur l’ambiance de l’entreprise et sur la motivation des équipes. Les salariés ne ressentent pas de confiance de la part de leur dirigeant et ne voient pas le sens de leurs efforts. Adopter ce style de leadership s’avère utile en cas de crise, quand il faut être efficace, ou pour « remettre dans le droit chemin » un collaborateur. Vous adoptez ce style de leadership ? N’oubliez pas tout de même d’avoir de l’empathie ! 
  • Le leader « chef de file »
Exigeant mais pas autoritaire, ce leader cherche avant tout à montrer l’exemple d’un haut niveau de performance pour inciter ses équipes à atteindre les mêmes prouesses. Il est centré sur les tâches à réaliser et assez peu sur la vision globale. Les effets de ce type de leadership ne sont pas très positifs sur les salariés. Ceux-ci se découragent vite en voyant que leurs performances sont en-dessous de ce qui est attendu. Un style de leadership à n’appliquer qu’avec une équipe ultra-motivée et déjà très compétente. 
  • Le leader persuasif
C’est le leader charismatique qui réussit à séduire ses collaborateurs en leur faisant partager son projet. Le leader persuasif sait fédérer ses équipes en leur transmettant sa vision. Il donne le grand cap et laisse ensuite les managers gérer les aspects pratiques du « comment faire ». Il inspire et motive. Ce style de leadership est assez idéal : il permet de donner du sens aux tâches à réaliser et mobilise les équipes. Un tel leader arrive à faire en sorte que ses salariés s’engagent pour le projet. Les leaders persuasifs sont charismatiques et appréciés par leurs équipes qui perçoivent sa force de conviction. Ils aiment particulièrement son aptitude à bien leur faire comprendre pourquoi il prend telle ou telle décision. Si vous reconnaissez dans cette définition votre style de leadership, attention tout de même à ne pas rester trop vague dans votre management.
  • Le leader participatif
Comme son nom l’indique, ce leader fait participer les autres. Il associe ses salariés à ses prises de décisions et manage les autres en se mettant sur un pied d’égalité. Ce type de leadership convient très bien aux attentes de la génération Y. Le leader persuasif est dans l’écoute, le conseil, parfois la négociation. Dans tous les cas, c’est un « pacificateur » qui cherche le consensus. Son slogan pourrait être « Qu’en pensez-vous ? ». Les résultats de ce type de leadership sur l’équipe sont très positifs. Les salariés se sentent écoutés et responsabilisés. Le leader participatif est très bon pour développer la créativité et l’esprit d’initiative chez ses collaborateurs. Attention à ne pas être systématiquement dans ce type de leadership tout de même : la prise de décision a tendance à être longue car l’avis des autres doit être pris en compte. Passez sur un mode plus directif en cas de question à résoudre efficacement. 
  • Le leader délégatif
Il a tendance à responsabiliser ses équipes, peut-être même un peu trop. Il confie à ses équipes la responsabilité de prendre des décisions, même s’il reste tout de même disponible pour les conseiller. C’est un leader en retrait, peu dans le relationnel et peu dans l’organisation. Ce leadership peut être utile sur des projets pas trop importants ou lorsque l’on sent que son équipe gagnerait à développer son esprit d’initiative.
  • Le leader « coach »
Tel un coach sportif, ce leader cherche avant tout à développer les compétences de chaque personne de son équipe. Il investit de son temps pour développer personnellement les forces de chacun de ses salariés et cherche à les motiver individuellement. Un style de leadership qui a tendance à donner de très bons résultats car chacun se sent soutenu et écouté. Mais il est très chronophage et pas évident à appliquer auprès de tout type de personnalité. Certains y seront même hermétiques. Ce leadership donne en général de très bon résultat, mais ses effets sont longs à apparaître.
  • Le leader collaboratif
Il recherche avant tout la cohésion au sein de son équipe et multiplie les actions de team building. Les effets de ce leadership sont positifs sur l’équipe qui se soude autour de l’atteinte d’objectifs. Ce style de leadership doit être adopté ponctuellement, après une crise par exemple, lorsque la priorité reste de calmer les tensions et relancer l’esprit d’équipe. Couplé avec le leadership persuasif, il donne de très bons résultats. Seule limite : avec ce type de leader, les collaborateurs ne se sentent pas valorisés individuellement.

Mais il est aussi possible de définir deux types de leadership en fonction de l'influence positive ou négative que leader exerce sur un groupe en question. C'est ainsi qu'on peut distinguer le leadership positif du leadership négatif
  
   A- LEADERSHIP POSITIF
=> Le leadership harmonisateur: Consiste à mettre les moyens pour tenter de consolider ses collaborateurs ayant des  points de vue différents. Pour ce leader, quoi qu’il arrive, on doit s’entendre.
=> le leadership socio-affectif: Permet de rétablir un bon climat entre les gens (frustrés, angoissés ou encore profanes).
=> le leadership fonctionnel: Ceux sont ici des leaders qui ont l’esprit de pionniers. Ils influencent les autres à adopter les méthodes de travail appropriées.
=> Le leadership d’expertise: Ce type de leadership très connus, consiste à donner des exemples en référence de ce qu’on a vue ou appris ailleurs. 

B- LEADERSHIP NÉGATIF: Permet de distraire le groupe, les collaborateurs et de décourager la suite du travail.
        => Le leadership agressif: L’individu juge négativement l’idée des autres, les blâme.
      => Le leadership  résistant: C’est l’utilisation du ‘’Mais’’; ‘’je ne suis pas d’accord’’. L’individu ici refuse systématiquement  l’opinion des autres en leurs est farouchement opposé. Il s’impose alors par force.

Références:
  • Mouslime Kabbaj, Introduction aux concepts et pratiques du leadership dans l’entreprise, mai 2003.
  • www.tunis-leaderschool.org/images/fiches/Leader%20stratege.pdf
  • www.manageris.com › accueil › nos publications 




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